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    Bonjour et Bienvenue

    La cravate moderne est un attribut vestimentaire particulier d'un régiment de hussards croates créé sous Louis XIII, et dont l'uniforme comprenait une écharpe blanche dont la mode gagnera la cour de France. Ce régiment de cavalerie légère recevra de Louis XIV, en 1666, le nom de Royal-Cravates]. Il est aujourd’hui le 10e régiment de cuirassiers de l'armée française. Le mot cravate tire de là son origine, une déformation du mot croate.

     

    La mode du port de la cravate en Europe paraît débuter au XVIIe siècle. Elle commence alors à remplacer les jabots de dentelle, qui eux-mêmes avaient supplanté les fraises, plus encombrantes et certainement moins confortables. La cravate est alors généralement une large bande de coton ou de lin, décorée de dentelles. Cette bande est enroulée autour du cou et nouée sur le devant en laissant pendre les deux extrémités.

    Sous Louis XIV, on commence à agrémenter ce nœud de rubans multicolores. C'est également le Roi Soleil qui crée la « fonction » de « cravatier ». Celui-ci dépend du « Grand Maître de la Garde Robe » dont la charge a été créée en 1669. Le cravatier appartient donc aux services de la chambre du roi et a le statut d'écuyer. Sa fonction est alors de choisir et d'ajuster la cravate du roi, mais également les boutons de manchette et les diamants.

     

    Vers la fin du XVIIe siècle, c'est au tour de la cravate dite Steinkerque de faire son entrée. Elle apparut lors de la bataille des Flandres du même nom. C'est une cravate au nœud simple dont on passe l'un des pans dans la boutonnière. Celle-ci disparaît au début du XVIIIe siècle pour faire place à de nouvelles modes, notamment le « stock ». Cette dernière est modifiée vers la fin du XVIIIe siècle par l'ajout d'un ruban noir entourant le cou et maintenant les cheveux derrière la tête. Cette cravate est la plus connue de ce siècle, et on la retrouve d'ailleurs dans bon nombre de reconstitutions historiques de l'époque.

    Malgré quelques débats houleux sur la place sociale de cet accessoire, la Révolution française ne viendra pas à bout de la cravate, bien au contraire. Alors que les Français s'essaient à une cravate très bouffante, dite à la Garat, du nom du comédien l'ayant popularisée, les Britanniques ne jurent que par la cravate blanche aux nœuds complexes, à l'instar de Brummell, grand dandy de son époque. Ce type de cravate de couleur noire, porté par Diderot notamment, devient alors à la mode en France.

    Peu de temps après, face à la difficulté de nouer ce genre d'accessoires (la plupart étant d'ailleurs vendus déjà montés), apparaît la cravate « Régate » qui est véritablement l'ancêtre de notre cravate actuelle. C'est d'ailleurs au même moment qu'apparaît le nœud papillon moderne. Le cravatier new-yorkais Langdorf aura l'idée en 1924 de la couper en diagonale et de l'assembler en trois parties pour en simplifier l'usage. Une invention de taille qui viendra donner à la cravate son aspect actuel.

    Au fil des siècles, la cravate a évolué en suivant les codes de la mode. Pour preuve, entre les années 1960 et le début des années 1980, la largeur de la cravate a augmenté de quatorze centimètres. La cravate extra-large accessoirisait très bien le pantalon à pattes d’éléphant et la chemises à col « pelle à tarte » des années disco. Pendant la décennie suivante (années 1980) la cravate fine, également appelée « slim », la cravate tricot (appelée aussi cravate en tricot de laine) ou la cravate en cuir connaissent leurs heures de gloire. Accessoire masculin elle s'est par la suite déclinée en un accessoire féminin, mais demeure, dans cet usage, assez marginale.

     

    Aujourd’hui la cravate « standard » varie entre 7,5 cm et 8,5 cm de largeur sauf pour la « slim fit » des années 1960 qui fait son retour avec une largeur de 5 à 7 cm : si dans les années 1960, les Rolling Stones, les Kinks ou les Mods portent la cravate fine et influencent l'époque, celle-ci est remise au goût du jour quatre décennies plus tard, entre autres par Hedi Slimane chez Dior.

     

    Accessoire usuel de la mode, la plupart des maisons de mode masculine en réalisent. Elle concurrence le nœud papillon comme accessoire du costume pour les grandes occasions et reste un élément de la tenue habituelle voire de la tenue règlementaire de certaines professions. Certains la considèrent cependant comme un accessoire trop sérieux, symbole du conformisme, de bureaucratie, de technocratie et de phallocratie, surtout depuis les années 1980. Face à ce sentiment, une mode venue des États-Unis, autorise les cadres à ne pas porter la cravate le vendredi, veille du week-end. C'est le Friday Wear, ou Casual Friday.

    En Allemagne, la cravate portée dans le cadre professionnel indique souvent les orientations politiques du porteur, sauf dans le cas d'un uniforme (comme celui des policiers).

     

     

     

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  • Commentaires

    10
    Jeudi 19 Janvier à 10:25

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    bonjour jackie 

    je trouve que les cravates finissent l'habillage 

    j'aime bien aussi le petit noeud

    un petit 4 ce matin 

    le soleil brille aussi

    bisous 

    mireille

    9
    cémoi
    Mercredi 18 Janvier à 11:25

    génial !!!! je ne me suis jamais intéressée à l'historique de la cravate mais j'aime cet article de plus ou moins mode...qu'il soit masculin ou féminin... et qui apporte une touche élégante ou décontractée selon la façon de la nouer ou de la dénouer... bisous et comme pour ton autre blog je reviendrai prochainement pour lire tout ce que j'ai râté en ce mois "grippal"...

    8
    Mercredi 18 Janvier à 06:40

    Je trouve très élégant le port de la cravate!

    Merci pour ce bel article.

    Même pour une femme avec un ensemble pantalon façon décalé, cela peut être très féminin selon la manière dont on la porte. 

    Bonne journée

    7
    Mardi 17 Janvier à 20:45

    Il fut un temps où chaque dimanche les hommes mettaient leur costume et cravate, mon mari en met lors de cérémonies militaires, ou de sorties où la cravate est le fini de l'habillement correct, bisous.

    6
    Mardi 17 Janvier à 14:03

    J'aime bien les cravates ,j'en ai mis pendant des années par obligation ,mais maintenant cool ,c'est finie.

    Le froid est la ,et il pèle ,mais l'hiver doit passer .Bon mardi .

    Bise.kettyn.

    5
    Mardi 17 Janvier à 11:25

    Une belle histoire pour ces cravates ... mon mari en a horreur et ne les porte qu'en certaines circonstances ...

    Il préfére tee shirt ou col roulé sous la veste !

    Mais j'accorde que certaines professions les imposent !

    Bises dans ta semaine !

    Nicole

    4
    Mardi 17 Janvier à 10:55

    ah oui ! j'en ai eu porté  hi hi  mais j'aime pas ...  ça serre le cou  !!  hi hi hi   ,  il y en de très belles !! bisous bel am A+

    3
    Mardi 17 Janvier à 08:46

    Il y en a des belles et pour en porter, cela dépend des circonstances.
    mais je ne savais pas que ce mot vient du dérivé de Croate.
    Très intéressant ton article.
    Bisous et bon mardi

    2
    Mardi 17 Janvier à 08:11

    Mon mari en portait toujours pour le bureau, c'était obligatoire, mais les deux dernières années le règlement avait changé une tenue décontractée était autorisée...bonne journée bisous

    1
    Mardi 17 Janvier à 06:51

    j'aime les cravates cela fini une tenue

    mais cela dépend des circonstances bien sur !!

    bonne journée

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