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    Un épouvantail est un mannequin, le plus souvent fait d'une armature de bois ou d'osier et recouvert de haillons de manière à ressembler à un être humain, que l'on dresse dans un jardin ou dans un champ pour effrayer les oiseaux et les empêcher ainsi de dévorer les graines et les fruits. Pour les oiseaux, l'épouvantail est tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir.

     

     

    En fait, il effraie les oiseaux les plus jeunes, mais les plus âgés ne mettent que quelques heures pour comprendre, du moins pour les espèces les plus intelligentes. Longtemps utilisé par les cultivateurs, (aussi bien en Orient qu'en Occident), les agriculteurs modernes ont désormais recours à des subterfuges plus efficaces, tels les dispositifs d'effarouchement d'oiseaux.

     

     

    D'autres dispositifs sont appelés « épouvantails ». Lorsque les rapaces sont prédateurs des espèces, une image de ceux-ci peut être fixée sur un ballon à hélium ou un cerf-volant. Pour les jardins, on trouve dans le commerce des modèles en trois dimensions qui représentent soit un chat, un hibou ou un serpent. L'épouvantail de Markgren consiste en deux yeux énormes.

     

     

    L'exposition de corps d'oiseaux dans une posture inhabituelle peut être efficace pour certains oiseaux. Ceci ne fonctionne pas avec tous les oiseaux. Des lumières stroboscopiques peuvent s'avérer assez répulsives, mais les oiseaux finissent par s'y habituer. Aux États-Unis, des danseurs-des-vents sont quelquefois aussi utilisés comme épouvantails.

     

     

    On trouve aussi des équipements acoustiques (dits « effaroucheurs aviaires ») qui diffusent des sons naturels ou synthétiques et permettent de provoquer du stress ou de la peur chez les oiseaux afin de les écarter de la zone à protéger. Ces équipements sont reconnus performants, du point de vue de la sécurité, sur les aéroports et commencent à être implantés sur les zones industrielles où la présence de certains oiseaux est néfaste pour l'activité (hôtellerie, port, etc.).

     

     

    Cependant, toute espèce finit par s'habituer. De fait, toutes ces solutions restent efficaces si, et seulement si, une gestion globale est faite en prenant en compte les familles d'oiseaux présentes et en mixant les moyens d'effarouchement. Pour augmenter l'efficacité, il convient de changer de place l'épouvantail. Si le modèle bouge régulièrement, avec le vent par exemple, il s'avère être plus efficace.....

     

     

     


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    Une clochette de tendresse

    Une clochette de douceur 

    Une clochette de tolérance

    Une clochette de franchise

     

    Une clochette de sérénité

    Voilà des brins de muguet

     

    Pour vous souhaiter  

     

     

     


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    Des blancs exceptionnels, des bleus profonds, des couleurs lumineuses et des décors raffinés ont fait la renommée des créations de Moustiers, leur nombre et leur variété ont popularisé la faïence du XVIIIe siècle.  Moustiers-Sainte-Marie ne serait qu'un joli village des Alpes-de-Haute-Provence si des faïenciers ne s'en été pas entichés à la fin du XVIIe siècle.

     

     

    A l'époque, il s'appelait Moustiers, (Sainte-Marie n'arriva qu'au XIXe siècle) et vivait tranquillement entre deux aiguilles rocheuses, tout près du lac de Sainte-Croix, à quelques kilomètres de Manosque. La cité cultivait déjà une longue tradition de potiers due à la qualité de l'argile locale, à la pureté de son eau et à la facilité de se procurer du bois de chauffe dans les forêts alentours. 

     

     

    A la fin des années 1600, toute la région réclamait cette faïence si précieuse dans la vie quotidienne, la fortune était au rendez-vous des artisans entreprenants. Une poignée d'entre eux comprit vite l'intérêt du site et se lança dans une production forcenée. Au XVIIIe siècle, tout Moustiers vivait au rythme des faïenciers, vers 1750, le bourg totalisait plus de deux mille habitants et une quinzaine de manufactures. Leur qualité les fit connaître dans tout le royaume. 

     

     

    Des milliers de pièces allaient sortir des ateliers de Moustiers, puis la Révolution est arrivée, avec son cortège de drames et ses règles draconiennes limitant le nombre des faïenciers, la Haute-Provence n'a pas été épargnée. Puis la porcelaine a éclipsé la faïence et le village ne s'est jamais remis des affres de la Révolution. Le XIXe siècle a marqué sa décadence.

     

     

    Vers 1840, la majorité des faïenceries n'étaient plus qu'un souvenir. Après un temps mort, la passion de la faïence a fini par revivre, avec le XXe siècle et surtout l'après-guerre, grâce au développement du tourisme Moustiers a vu revenir ses faïenciers. La plupart reprennent aujourd'hui les décors qui ont fait la gloire du village au XVIIIe siècle. Mais la création n'est pas morte et l'avenir s'annonce plutôt rose pour le petit paradis provençal des passionnés de faïences.

     

     

     

     


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