• Le tisserand

    Autrefois les fibres synthétiques n'existaient pas, on travaillait la laine, le lin, le chanvre. Le tisserand transforme ces fils en étoffes , mais si raides et rêches quand elles viennent d'être tissées que les dames font porter leurs chemises neuves d'abord par leurs servantes pour les assouplir.

     

     

    Le tissage a longtemps constitué pour le paysan d'Ancien Régime, un revenu d'appoint non négligeable, certains sont les propriétaires de leur outil de travail et produisent directement pour une petite clientèle locale, leurs voisins du village ou des alentours. Ils sont des milliers à travailler ainsi dans toute la France, d'autres travaillent l'hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissent le fil, parfois le métier et les tisserands leur rendent leur toiles, draps et cotonnades. Une activité qui prend encore de l'essor au XIXe siècle

     

     

    Le métier est pourtant rude, on connaît bien, à l'époque, "le teint pâle", l'étiolement, la faiblesse de ces malheureux tisserands à bras qui, chaque jour et pendant quatorze à dix-sept heures travaillent chez eux, à faire des toiles de coton, de lin, de chanvre, dans des rez-de-chaussée humides, souvent même dans des caves, où le jour et l'air arrivent à peine et où le soleil ne pénètre jamais.

     

     

    Si tel est le sort  du tisserand à plein temps comme il en existe encore beaucoup au début du XIXe siècle, les autres ouvriers du textile, notamment ceux des fabriques naissantes, sont eux aussi soumis à des conditions de travail éprouvantes.

     

     

    A partir du milieu du XIXe siècle se conjuguent modernisation du filage et déclin de l'industrie toilière. Les revenus des paysans tisserands baissent au rythme de la chute d'activité. Si les nouvelles industries textiles avec leurs métiers à filer et à tisser mécaniques se sont établies dans la région, les anciens fileurs et tisserands essaient d'y travailler, sinon c'est le chômage total, une baisse du niveau de vie, pour les générations les plus anciennes et l'exode rural pour les plus jeunes.

     

     

    L'industrie textile va permettre de fabriquer 120 fois plus de draps qu'avant, mais l'arrivée de la machine à vapeur rend dans un premier temps leur sort pitoyable. Le tissage nécessite en effet, des ateliers frais et humides, situés en sous-sol, les ateliers ne sont souvent que des caves sombres et insalubres. Dans ces "niches à rats" les ouvriers sont sujets à des maladies professionnelles d'autant plus fréquentes qu'ils sont mal nourris et qu'en temps de crise, ils allongent leur journée de travail pair subsister.

     

     

     

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  • Commentaires

    6
    Jeudi 8 Décembre 2016 à 20:04

    Eh bien bonne soirée Jackie, dans la douceur chez vous, bisous

    5
    Jeudi 8 Décembre 2016 à 10:12

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    bonjour jackie 

    trés contente que ton minet vas mieux 

    mais attention les routes !!!!

    ce matin au réveil un beau soleil 

    passe une douce journée 

    bises 

    mireille

    4
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 20:00

    Article intéressant comme toujours, bisous Jackie, bonne soirée.

    3
    Mardi 6 Décembre 2016 à 17:02

    encore un bel article 

    2
    Mardi 6 Décembre 2016 à 10:19

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    jackie

    merci du conpliment pour mon blog 

    le tien est aussi trés beau

    j'adore ta banniére

    bon mardi a toi 

    comment vas ton minou? 

    bises 

    mireille

    1
    Mardi 6 Décembre 2016 à 07:59

    J'ai lu des romans de terroirs avec des tisserands et en effet, leurs conditions de travail n'étaient pas super.
    Un bon article.
    Bisous et bon mardi

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