• Le perruquier

     

     

    A côté des barbiers qui s'occupent de la barbe, on trouve le perruquier qui accomplit les

    autres tâches du coiffeur actuel : il coupe et frise les cheveux en même temps qu'il

    fabrique  et vend des perruques.

     

     

    Les premières perruques sont portées à Paris en 1620. Pour les fabriquer, le perruquier

    achète sa matière première à des "coupeurs de cheveux" qui parcourent les villages et

    en rapportent jusqu'à cinq kilos. Les cheveux les plus appréciés, ni trop épais, ni trop

    fins, viennent de Normandie, de Flandres ou des Pays-Bas, et plutôt des femmes que

    des hommes. Les plus chers sont les blonds cendrés et les blancs.

     

     

    Sous l'ancien régime, les hommes et les femmes portent les chevaux longs, attachés

    dans le dos pour les hommes, dissimulés sous une coiffe pour les femmes. Dans la

    haute société par contre, il est mal venu, du moins dans le siècle qui précède la

    Révolution, de ne pas porter une perruque par-dessus ses propres cheveux.

     

     

    La révolution sonne la fin de ces postiches poudrés. A partir de 1794, les femmes de la

    bonne société gardent les cheveux courts, sur 10.000 femmes, à peine 10 gardent les

    cheveux longs. Sous l'Empire, à partir de 1808, les femmes reviennent aux chevelures

    plus longues, on garde la coiffure courte, mais on y ajoute des nattes postiches pour les

    bals, ou de faux chignons portés hauts et ornés de fleurs. En 1825 ce sont des tresses,

    des paires d'anglaises, des mèches pendantes fixées sur le côté par des peignes

     

     

    Dans les années 1860, le chignon revient à la mode posé à des hauteurs variables selon

    chaque dame, gonflé par des postiches, agrémenté de frisures, de mèches en touffes et

    laissant tomber sur la nuque des cascades de rouleaux et des boucles. La mode de la

    perruque intégrale n'est pas de retour, quand aux femmes de la ville comme de la

    campagne continuent à cacher les cheveux sous une coiffe, ce qui permet de masquer

    une coupe infâmante due à la vente de la chevelure pour quelques sous.

     

     

    Ces marchands sont souvent colporteurs, tantôt  ils achètent les cheveux tantôt ils les

    échangent  contre quelques bimbeloteries ou quelques rubans qui tentent les coquettes

    sans le sou. La mode des cheveux courts va faire disparaître postiches et perruquiers

    dans les années 1920

     

     

     

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  • Commentaires

    9
    Jeudi 21 Juillet 2016 à 14:47

    Bonjour, je n'ai pas connu tout ça mais un bon métier

    Bonne fin de semaine

    Bisous

    Annie

    8
    Mardi 19 Juillet 2016 à 21:32

    Holala , il y a une photo qui me rappelle comment mon père avait coupé les cheveux de mon frère , celle avec le chapeau , lui il avait mis un bol.

    Bisous et bonne soirée Lucia

    7
    Mardi 19 Juillet 2016 à 20:47

    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/9e/80/32/9e80327f1f82a7d96e06faab98a6e0fb.gif

    Bonne soirée, je ne sors pas en ce moment, repos bisous et prends soin de toi.

    6
    Mardi 19 Juillet 2016 à 10:27

    Bonjour Jakie.

    La couleur de ta page est sublime.

    Bel article sur les perruquiers .

    C'était un beau métier ,cela devait être plaisant de toucher et coiffer les cheveux .

    Est ce qu'il y a na qui le font encore .

    Merci pour tes visites et commentaires .

    Douce journée avec des bisous. Kettyn.

    5
    Mardi 19 Juillet 2016 à 10:03

    Bonjour Cali.

    Merci de tes visites assidues ailleurs que j'apprécie beaucoup.

                       Par ton billet j'apprend que les                      perruques ne date pas d'hier .                                                                                Je savais que l'on achetais les cheveux. 

    Bonne journée et reste a l'ombre cela va chauffer encore .

    hier au soir à 20 heurs encore 33°.

    Bonne journée .

    Bisous. Flore.

    J'adore ta page ,elle est toute fraîche .yes

     

    4
    Mardi 19 Juillet 2016 à 08:44

    Vas tu passer entre ses mains dans quelques jours  ?   ;-)

    3
    Mardi 19 Juillet 2016 à 07:45

    C' était un beau métier.
    Je me souviens que l'on vendait ses cheveux en effet.
    Bisous et bon mardi

    2
    Mardi 19 Juillet 2016 à 07:13

    ma foi encore un metier qui se perd hihii

    merci 

    1
    Mardi 19 Juillet 2016 à 05:58

    coucou me revoilà

    j'ai appris beaucoup en te lisant !!

    merci pour ce billet

    je te souhaite une agréable journée

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