• Le berger !!

     

    Au début du XXe siècle, avoir la garde d'un cheptel implique soin des bêtes et

    protections contre les prédateurs, parallèlement à la fabrication de beurre et

    de fromage avec une partie du lait des traites, spécifique en zones de montagneuses.

     

     

    La première étape du berger , conduire les bêtes en altitude pendant tout l'été, là

    où les pâturages poussent avec un léger décalage et fournissent toujours une herbe

    tendre. Une fois tondues et marquées à la poix, les brebis sont amenés en haute

    montagne.  Là les dangers ne manquent pas, loups et ours  menacent souvent

    les troupeaux . Le berger dispose de plusieurs moyens pour y faire face, les chiens

    de défense, la corne, dont le son grave effraie les bêtes sauvages, les fusils de chasse

    pour les périodes plus récentes

     

     

    Liée aux besoins du nomadisme pastoral, la cabane portative est un objet insolite

    qui se rencontre en plaine comme en montagne, équipée soit de roues ou de brancards.

    La variété des formes qu'elles prend la rend parfaitement adapté au terrain sur lequel

    le berger mène ses troupeaux.

     

     

    Elle lui permet de s'installer exactement là où il veut suivre ,le parcours préétabli

    des transhumances, mais aussi de se protéger pendant la nuit des animaux sauvages.

    Bien entendu les abris de bergers portent des noms différents dans chaque région

    de France : En Provence on les appelle "Borris", dans le Cantal ce sont les "Burons"

    les "Capitelles" dans l'Hérault, les "Cazelles" dans le Lot, les "Gariottes" dans

    le Périgord, Les "Orris" en Ariège, et les "Trullis" en Corse.

     

     

    Le berger se trouve souvent éloigné des zones habitables pour une durée variable.

    Il doit donc garder sur lui le matériel indispensable à la vie quotidienne, des produits

    et ustensiles nécessaires pour apporter d'éventuels soins urgents aux bêtes. En plaine,

    ils sont réapprovisionnés par leur ferme toutes les semaines, mais en montagne,

    l'isolement est plus long.

     

     

    Au XVIe siècle, Les bergers et bergères portaient chacun une ceinture à laquelle sont

    attachés divers outils : couteaux, pinces, ciseaux, peignes, cette technique disparaît

    ensuite au profit du sac souvent confectionné par le berger lui-même et porté soit

    à l'épaule, soit en bandoulière, pour une complète mobilité des bras.

     

     

    Il a aussi à sa disposition des récipients divers, faits d'essences de bois différentes

    selon les endroits. Les gourdes, les louches, les cuillères et les spatules qu'il utilise

    ont aussi une forme propre des motifs propres à chaque région. Une écuelle de bois

    agrémentée d'une poignée, une cuillère de bois, une tabatière en écorce de bouleau.

     

     

    Ses activités de fromager lui imposent en revanche un matériel de fabrication un peu

    plus important, qu'il fabrique souvent lui-même : planches-égouttoirs, moules,

    tranche-caillé. Il dispose aussi de montres solaires, encore utilisées au début du XXe

    siècle. La principale ressource du berger de montagne consiste à la vente de

    ses fromages, parfois du beurre, rare parce que plus difficile à conserver.

     

     

    Aujourd'hui les bergers disparaissent, car non seulement le métier est rude et attire

    moins, mais il devient, pour le propriétaire moins cher de laisser le troupeau sans

    surveillance et de perdre des bêtes dans les ravins en montagne, que de salarier un berger

     

     

     

     

    « L'histoire d'une robeLes encriers !!! »

  • Commentaires

    14
    Mercredi 1er Juin 2016 à 07:30

    Quelques bergers existent encore en Ariège , mais c'est vrai que cela devient de plus en plus rare , quel dommage.

    Cela dit il faut vraiment aimer la solitude pour rester ainsi seul pendant plusieurs mois

    Bisous et bonne journée Lucia

    13
    Lundi 23 Mai 2016 à 19:56

    Bonsoir jackie, dans le gris de la région en ces jours-ci, bisous, bonne continuation.

    12
    Lundi 23 Mai 2016 à 17:26

    Bonne soirée

    a toi jacky

    je te souhaite une trés bonne semaine 

    belle journée de ludi 

    avec ce beau soleil 

    gros bisous 

    mireille 

    j'ai habiter a coté de nemours 

    étant jeune a la tuilerie de bézanleu .

    11
    Lundi 23 Mai 2016 à 14:21

    Coucou

    Quel bonheur que cet article !!! Moi qui rêve de bergerie, tu m'as gâtée...

    Oui, un métier difficile mais je pense que certains l'aimaient beaucoup... Mon oncle en connaissait un et ses récits étaient passionnants et me faisaient rêver...

    Gros bisous pour toi

    10
    Dimanche 22 Mai 2016 à 11:55

    gif bon dimanche

    a toi jackie

    un petit passage 

    malgrés pas de motivation 

    trés bel article que tu as mis 

    oh oui surement métier trés dur 

    mais aussi un coté plaisant avec la nature

    bon aprés midi

    je te fait de gros bisous 

    mireille

    9
    Samedi 21 Mai 2016 à 17:13

    Bonjour Jackie

    Oui un dur métier même s'il n'y paraît pas ! Bravo à toi d'avoir mis les Bergers à l'honneur !!

    Bon week-end en mode "repos" !

    Gros bisous

    Denise

     

    8
    Samedi 21 Mai 2016 à 12:52

    Bonjour, un métier que j'aime, dans la solitude de la nature, bisous et bonne continuation.

    7
    Samedi 21 Mai 2016 à 10:43

    bonjour Jackie , oui un métier pas simple et ni facile comme on pourait le penser  !  merci de les mettre à l'honneur  gros bisous beau weekend a+

    6
    Vendredi 20 Mai 2016 à 18:05

    Grâce à toi j'apprends que les hommes savaient tricoter !

    5
    Vendredi 20 Mai 2016 à 17:20

    Un superbe exposé très instructif, je suis surprise de leur "caravane" rudimentaire, j'ignorais ce style de vie.

    Un dur métier , solitaire qui comme tu le dis disparait peu à peu !

    Tout fou l'camp comme on dit chez nus !!

    Merci à toi et beau week end !

    Bises de chez nous !
    Nicole

     

     

    4
    Vendredi 20 Mai 2016 à 08:50

    si on prenait soin de les garder les entretiens des jacheres seraient surement beaucoup mieux 

    a bientot

    3
    Vendredi 20 Mai 2016 à 07:55

    Ca je sais que c'est dur, mais que j'aurai aimé vivre une estive; disons avec le ravitaillement chaque semaine; se retrouver en paix avec la nature, le calme.

    Bisous et bon vendredi

    2
    Vendredi 20 Mai 2016 à 07:04

    un métier que j'admire

    il reste quelques bergers 

    mais franchement la vie moderne détruit tout

    mal heu reu se ment !!!

    bon vendredi merci pour ce billet j'ai beaucoup aimé

    1
    Vendredi 20 Mai 2016 à 05:34

    Bonjour matinal Jackie ! Encore une "profession" presque totalement éteinte mais çà fait du bien de lire son histoire ... un petit rappel de ce que c'était "avant" combien nos ancêtres étaient pauvres ... le modernisme a tué tant et tant de "choses" et quand on voit ce que de "grands C..." font de la France profonde c'est dégueulasse !

    Bon vendredi bisous !

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