• de drôles de métier !!!

     

     

     

    Crieur public

     

    Le crieur public est une personne chargée d'annoncer au public de l'information. Profession généralement itinérante, sa fonction consiste à se promener dans la localité, s'arrêter à certains endroits (place publique, balcon de l'hôtel de ville appelé bretèche, carrefour, parvis des églises), annoncer sa présence par un appel sonore (tambour, clochette, trompette...) et commencer à lire son texte.

     

     

    Son existence était importante dans l'Antiquité (notamment en Grèce), au Moyen Âge (consistant à annoncer des ordonnances royales ou des bans urbains, ce métier fut précédé par celui de garde champêtre ou de tambour de ville), et même jusque dans les années 1960 dans les villages suisses. Le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie ont encore un énorme contingent de crieurs publics avec un renouveau depuis 1980.

    En Basse-Bretagne jusqu'à la fin des années 1670, les crieurs se colportaient en criant les informations locales d'une ville, d'un village ou d'un hameau à l'autre, à la manière d'un véritable relais de transmission oral. L'un d'eux, Youenn Daougabel, aurait bénéficié à l'époque d'une certaine notoriété.

     

     

    Au Canada, Daniel Richer (dit « Laflêche d'Ottawa/Gatineau », 30 ans de métier) Crieur Sénior d'Amérique exerce encore le métier de crieur à plein temps. On peut l'entendre lors d'évènements sociaux, artistiques ou à connotation amoureuse.

    Dans de nombreuses villes africaines, la fonction de crieur public existe encore, mais l'individu a été remplacé par un véhicule sonorisé. Ainsi, à Douala, ces « véhicules-crieurs publics » ont été affectueusement surnommés les papas-Douala. En Afrique du Sud, on retrouve aussi le « crieur de baleine », chargé d'annoncer l'arrivée des cétacées dans la baie et à quel endroit on peut les observer.

      

     

    Dans son roman Pars vite et reviens tard publié en 2001, Fred Vargas remet au goût du jour le métier de crieur public avec le personnage de Joss Le Guern.

    La lecture de ce roman a conforté un jeune acteur lyonnais, Gérald Rigaud, dans son projet d'exercer le métier de crieur public. Il fait alors du quartier de la Croix-Rousse son secteur d'activités à partir de 2003. Durant la semaine, les messages à publier sont glissés dans des boites mises à disposition chez les commerçants, puis le dimanche matin, il les crie et les mets en valeur sur la place publique.

      

     

    Le concept a été repris depuis, puisque Bazas dispose désormais des services de son crieur public, le samedi matin sur le marché. Un comédien de la Compagnie Gargantua dont la devise est : « Le crieur public de Bazas, vos messages, mes cordes vocales. »

    Le crieur public de Grenoble, Aldo Fax, opère depuis 2008 sous sa devise : "Parce qu'il est inutile de se taire quand on n'a rien à dire, je crie tout haut ce que vous pensez tout bas !". Au sein de sa compagnie de théâtre de rue il travaille divers dispositifs dédiés à l'Espace Public.

     

    Crieur public et crieur des morts

    Auvers-sur-Oise accueille également un crieur tous les dimanches à 12h sur la place de la mairie : « T'écris, je crie. Le crieur public crie vos poèmes, messages personnels, avis de recherche, mots d'amour, petites annonces... Les messages d'amour sont gratuits, car l'amour n'a pas de prix. 1 euro les autres messages. » Les bénéfices sont reversés à une association de solidarité, la Marmite auversoise, qui distribue des colis alimentaires aux plus démunis.

     

     

    En Franche-Comté, la « Compagnie de la Trotte-Vieille », inspirée elle aussi par le roman de Fred Vargas, participe à de nombreuses manifestations avec les « Crieurs de Vent ». Les deux crieurs clament les annonces et messages ainsi que les "nouvelles du monde".

    En 2007, le Lauragais (région située dans un triangle Albi, Carcassonne et Toulouse) s'est doté également de son crieur public : Aimé Phiores. Il diffuse l'information locale et anime les rues et places publiques. Le personnage utilise sa verve pendant diverses manifestations (foires, marchés, salons...) régionales et nationales en narrant les contes et légendes ancestraux, transmettant ainsi les traditions.

     

     

    Depuis 2010, à Massat (un petit village d'Ariège, situé dans les Pyrénées), une comédienne relance également la tradition de crieur des rues. De mai à octobre, chaque jeudi matin, jour de marché, Gazette crie les messages déposés dans 3 boîtes à lettres à travers le village pour la modique somme de 1€ le message, petites annonces, messages d'amour, poèmes, parfois, ou messages plus engagés. Elle essaie également de développer l'intervention de la crieuse dans les festival et événements du sud de la France. (Si le terme crieur "public" sous-entend le fait d'être mandaté par un service public, par exemple une commune, ce n'est malheureusement pas le cas ici, la commune ne s'intéressant pas à cette initiative).

     

     

    Crieur des morts

    Le crieur des morts était un officier public chargé d'annoncer à la population, le nom des morts récents ainsi que les horaires de leurs funérailles. L'annonce proprement dite était ordinairement précédée d'un roulement de tambour provoquant l'arrivée ou au moins la curiosité des habitants voisins. Le métier a vraisemblablement disparu, remplacé par les envois de faire-part et les rubriques nécrologiques des journaux

     Les lieux où et les moments auxquels le crieur des morts devait effectuer son office étaient réglés par l'usage ou par des décisions particulières de l'autorité publique locale, religieuse ou pas. Le chef-lieu n'était pas le secteur demandant le plus souvent son intervention, les conversations répandant souvent rapidement l'annonce des décès principaux. Au contraire et selon la configuration du peuplement, le crieur des morts devait souvent effectuer une tournée précise passant par des points éloignés pour s'arrêter aux carrefours et autres lieux traditionnellement propices à la diffusion des nouvelles.

     

     

     

     

     

     

     

    « La machine à coudre !!La Faïence de Nevers !!! »

  • Commentaires

    14
    Mercredi 12 Octobre 2016 à 10:26

    Bonjour Jackie, je ne connais tout merci du partage. Merci aussi de tes commentaires très occupée par des travaux, achats en plus panne de net. Me revoilà un peu. Sinon je suis bien installée très calme heureusement que j'ai ma chienne sinon ce serait triste.

    Gros bisous bonne journée

    Annie

    13
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 14:30

    Bonjour Jakie.

    Ah ,c'était bien pour être informer sur notre village. maintenant le journal nous donne les nouvelles du village . Et parfois on les sais avec plusieurs jours de retard .

    Bonne après midi .Bisous. Kettyn.

    12
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 05:26

    j'ai beaucoup aimé ce billet .. sans crier gare hi hi !!

    11
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 23:09

    Oui Jackie , j'ai connu le garde champêtre dans le village natal jusqu'en 60 environ avec son tambour ; il frappait sur le tambour puis annonçait "  Avis à la population ...   " 

    Excellent week-end   Biz amitiés  @lain .  

    10
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 21:12

    Oh la la un métier connu du temps de jeunesse, mais ton article est justement intéressant, bisous @plus

    9
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 20:17

    ah oui Jackie , un drole de métier mais que j'ai connu dans mon village en Charente ! en 57 - 60  c'était l'épicier qui s'en chargeait ! ... ...  merci  gros bisous beau weekend A+ 

    8
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 18:44

    Bonsoir Calicaline ,,,

    Un bel article ,,, intéressant ,,, j'ai connu le garde champêtre chez moi ,,, j'ai même eu le droit à une poursuite ,,, lol ,,, Nous avions chapardé des pommes dans un jardin ,,,hihihi ,,, je m'en rappelle encore ,,, 

    Douce et belle soirée,,, bisous bisous,,, la mure brode 

    7
    xabinou
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 17:43

    Bonsoir Jackie 

    Comme Flore ,j'ai connu le garde-champêtre

    dans mon village 

    C'est loin tout ça !!!

    Bon W-E 

    Bisous  xabinou

    happy

      • Vendredi 7 Octobre 2016 à 20:04

        Bon week-end à toi et merci pour ta visite

        Bisous

    6
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 13:05

    Bonjour Cali.

    J'ai connue cette tradition dans un village pas loin de chez moi .

    Maintenant cela c'est perdue ,c'est comme le garde champêtre ,il y a na plus .

    C'était bien d'être informé pour les nouvelles du village .

    Bonne et agréable journée .Bisous. Flore.

                                                                 

     

     

    5
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 10:37

    Ah ! je savais pas pour Massat .

    Belle idée que ces crieurs reviennent dans certains départements et puis pour y distribuer des mots d'amour entre autre , quoi de mieux .

    Bisous et bonne journée

    Lucia

    4
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 08:41

    dans des petits villages au moins tout le monde était informé

    3
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 08:07

    Je connaissais pour bien avant, mais je ne pensais pas qu'il y avait encore des crieurs; un métier que j'aimais bien, je ne sais pas pourquoi.
    Merci pour toutes tes informations.
    Bisous et bon lundi

    2
    Vendredi 7 Octobre 2016 à 06:55

    Bonjour je connaissais le crieur publique d'Antan mais je ne savais pas que cela était de nouveau d'actualité aujourd'hui, ici pas besoin de crieur publique les commères du village dispersent les dernières nouvelles à la vitesse de la poudre!! bisous

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