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    La gainerie est l'art de fabriquer des gaines, écrins, fourreaux d’épées, de sabres, de poignards, des boîtes, des portefeuilles, des coffres, des sous-mains, cuirs d’ameublements et autres objets.

     

     

    L'artisan en gainerie est nommé le gainier, venant du vieux français "Gaisnier", étymologiquement du mot "gaine" du fait de la gaine d'épée en cuir. Le gainier teinte lui-même ses cuirs et parfois applique une dorure au fer. Historiquement, la gainerie française se constitua en corporation sous le règne de Louis IX et en corps de jurande en 1323.

     

     

     

    En 1560, François II confirma les privilèges de la corporation des gainiers, et les étendit même ; ces règlements demeurent en vigueur jusqu’en 1776 ; à cette époque, la corporation des coffretiers-malletiers disparaît fusionnant dans la corporation des gainiers. Vers le XVIe, une forte rivalité naquit entre les relieurs et les gainiers.

     

    La gainerie

     

    Certains gainiers acquirent des fers à dorer, mais la corporation des relieurs jouissant d’un bien plus grand prestige, ce furent les relieurs qui obtinrent l’usage exclusif des fers royaux, empiétant souvent sur le domaine des gainiers en profitant du privilège royal.

     

    La gainerie

     

    Puis, la gainerie prend en France, un accroissement considérable au début du XIXe siècle, et plus spécialement vers 1830, par suite du développement des industries auxquelles des écrins ou des étuis étaient nécessaires. À cette époque les Français sont réputés dans le monde entier pour le bon goût de leurs productions.

      

     

    Concernant le cuir d’ameublement, le gainage des dessus de bureaux, il apparaît sous la Régence et prend son élan sous le règne de Louis XV, avec l’apparition des secrétaires à abattant. Les matériaux du cuir utilisés dans la gainerie sont principalement le maroquin, le chagrin, le galuchat mais également d’autres cuirs. Les ouvrages sont souvent ornés de simples ou de riches dorures au fer.

     

     

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    La porcelaine à la cendre d’os est un type de porcelaine phosphatique composé, en plus du kaolin, du feldspath et du quartz, d'un minimum de 30 % de cendre d’os désagrégée (Phosphate de Chaux) utilisée comme fondant, d'où le nom anglo-saxon de « Bone China » (porcelaine d'os).

     

     

    La porcelaine à la cendre d’os est une porcelaine tendre mise au point par le céramiste anglais Josiah Spode, entre 1789 et 1793, pour améliorer la résistance des porcelaines tendres inspirées des productions du continent, Saint-Cloud ou Chantilly. Les premiers essais furent réalisés par Thomas Frye à la Bow porcelain factory de Bow, à côté de Londres en 1748.

      

     
    Caractérisée par son très haut degré de blancheur et de transparence, sa dureté et sa forte résistance aux chocs, elle passe pour une des porcelaines les plus raffinées et les plus nobles. Elle s'imposa rapidement dans la plupart des manufactures britanniques de l'époque, au point de prendre la dénomination, en France, de porcelaine anglaise.

     

     

     

    La production de la porcelaine à la cendre d'os est semblable à celle de la porcelaine dure. Elle demande cependant un plus grand soin en raison de sa faible plasticité et de sa plage de vitrification plus étroite. La formulation traditionnelle de la porcelaine à la cendre d'os est d'environ 25 % de kaolin, 25 % de pierre de Cornouailles et 50 % de cendres d'os.

     

     

    Les cendres d'os utilisées proviennent d'os de bovins qui ont une faible teneur en fer. Ces os sont broyés avant d'être dégélatinés puis calcinés à 1 250 °C pour produire les cendres d'os. La cendre est ensuite broyée finement. Le kaolin est nécessaire pour donner la plasticité à la pâte permettant de mettre en forme les objets. Ce mélange est ensuite cuit à environ 1 200 °C

     

     

    La porcelaine à la cendre d'os se compose de deux phases cristallines, l'anorthite (CaO.Al2O3.2SiO2) et le phosphate tricalcique ß-(3CaO.P2O5) noyés dans une quantité importante de verre. Les matières premières de la porcelaine à la cendre d'os sont relativement onéreuses, et la production est exigeante en main-d'œuvre, ce qui explique que cette porcelaine conserve un statut de produit de luxe aux prix élevés.

     

     


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    La communion solennelle ou profession de foi ou grande communion est une cérémonie catholique qui s'adresse aux jeunes d'environ douze ans. La cérémonie peut se décomposer en une communion et un renouvellement des promesses de baptême appelé « profession de foi

     

      

    En France, à partir du XVIIe siècle et jusqu'en 1910, la première communion s'accomplit le plus souvent au cours de cérémonies collectives vers l'âge de 12 ans, une fois par an, d'où l'adjectif « solennel ».

    Elles ont été créées par Adrien Bourdoise (1583-1655), et popularisées par saint Vincent-de-Paul (1576-1660). Leur idée est d'émouvoir les jeunes par la beauté de la cérémonie de façon à leur en laisser un souvenir impérissable

     

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    Avec le décret « Quam Singulari » du 8 août 1910, le pape Pie X instaure le principe de la « communion précoce  et demande que les enfants fassent leur première communion dès l'âge de 7 ans. L'ancienne cérémonie collective de première communion qui se célébrait vers douze ans est alors maintenue en tant que « communion solennelle » quand bien même elle a perdu la valeur d'initiation au sacrement de l'eucharistie.

     

     

    L'un des buts poursuivi par le clergé en maintenant cette cérémonie était de garder une motivation incitant les enfants à continuer d'assister au catéchisme entre 7 et 12 ans. La première communion des 7-8 ans est alors parfois appelée « petite communion » tandis que la communion solennelle des 10-12 ans est appelée « grande communion ».

     

     

    En 1936, l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France décide d'adjoindre à cette cérémonie un rite de renouvellement des promesses de baptême pour lui conférer un nouveau sens origine. À Paris, la communion est alors célébrée un dimanche matin, et la profession de foi l'après-midi du même jour

     

     

     

    À Paris, dans les années 1950 et au début des années 1960, la communion solennelle est suivie quelques jours plus tard d'une procession des jeunes communiants en pèlerinage vers un lieu saint tel que le Sacré-Cœur de Montmartre. Au cours des années 1960, l'ancien nom de « communion solennelle » est progressivement remplacé par celui de « profession de foi ».

     

     

    Pour de nombreux auteurs, la communion solennelle ou profession de foi constitue un rite de passage marquant la sortie de l'enfance. À Paris au XIXe siècle, la communion solennelle, qui se confond avec la première communion, est l'âge où les orphelins quittent les institutions pour être placés en apprentissage. Le Manuel de la société de Saint Vincent-de-Paul paru en 1851 indique que c'est le « couronnement de l'éducation primaire ».

     

     

     

     

     


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