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    Des blancs exceptionnels, des bleus profonds, des couleurs lumineuses et des décors raffinés ont fait la renommée des créations de Moustiers, leur nombre et leur variété ont popularisé la faïence du XVIIIe siècle.  Moustiers-Sainte-Marie ne serait qu'un joli village des Alpes-de-Haute-Provence si des faïenciers ne s'en été pas entichés à la fin du XVIIe siècle.

     

     

    A l'époque, il s'appelait Moustiers, (Sainte-Marie n'arriva qu'au XIXe siècle) et vivait tranquillement entre deux aiguilles rocheuses, tout près du lac de Sainte-Croix, à quelques kilomètres de Manosque. La cité cultivait déjà une longue tradition de potiers due à la qualité de l'argile locale, à la pureté de son eau et à la facilité de se procurer du bois de chauffe dans les forêts alentours. 

     

     

    A la fin des années 1600, toute la région réclamait cette faïence si précieuse dans la vie quotidienne, la fortune était au rendez-vous des artisans entreprenants. Une poignée d'entre eux comprit vite l'intérêt du site et se lança dans une production forcenée. Au XVIIIe siècle, tout Moustiers vivait au rythme des faïenciers, vers 1750, le bourg totalisait plus de deux mille habitants et une quinzaine de manufactures. Leur qualité les fit connaître dans tout le royaume. 

     

     

    Des milliers de pièces allaient sortir des ateliers de Moustiers, puis la Révolution est arrivée, avec son cortège de drames et ses règles draconiennes limitant le nombre des faïenciers, la Haute-Provence n'a pas été épargnée. Puis la porcelaine a éclipsé la faïence et le village ne s'est jamais remis des affres de la Révolution. Le XIXe siècle a marqué sa décadence.

     

     

    Vers 1840, la majorité des faïenceries n'étaient plus qu'un souvenir. Après un temps mort, la passion de la faïence a fini par revivre, avec le XXe siècle et surtout l'après-guerre, grâce au développement du tourisme Moustiers a vu revenir ses faïenciers. La plupart reprennent aujourd'hui les décors qui ont fait la gloire du village au XVIIIe siècle. Mais la création n'est pas morte et l'avenir s'annonce plutôt rose pour le petit paradis provençal des passionnés de faïences.

     

     

     

     


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    Un chiffonnier est une personne dont le métier consiste à passer dans les villes et villages pour racheter des choses usagées et les revendre à des entreprises de transformation. Ce métier a été exercé en France jusque dans les années 1960 et continue à l'être dans de nombreuses régions du monde.

     

     

    Le chiffonnier collecte :les vieux chiffons pour les papeteries.les peaux de lapin pour les industries de fourrure ou pour faire la colle de peau utilisée en ébénisterie ou pour la marqueterie.les os pour la fabrication de colle, superphosphates, phosphore des allumettes, noir animal, gélatine comestible ou pour films photographiques, pièces de tabletterie.la ferraille pour la métallurgie.les boites de conserve pour l'industrie du jouet.le verre.le papier pour la cartonnerie.

     

     

    En Europe et particulièrement en France et en Italie, les chiffonniers restent dans la mémoire des anciens. De coutume, ce « chiffonnier » que l'on appelait le « Peau de lapin » ou « biffin », passait le dimanche matin pour ramasser la peau du lapin que la ménagère avait tué et dépouillé pour le repas dominical. Dans la semaine, c'était au tour des chiffons et ferraille que le chiffonnier transportait dans une carriole ou une vieille auto. En Bretagne, on les appelait pilhaouers et ils étaient particulièrement nombreux dans les communes de Botmeur, La Feuillée, Brennilis et Loqueffret, situés en plein cœur des Monts d'Arrée. Un musée, la Maison du Recteur, leur est consacré à Loqueffret

     

     

    Bien souvent les jeunes enfants se chargeaient de faire la transaction, ce qui constituait leur argent de poche. Cependant, la récupération de déchets valorisables représente un complément de revenu, voire une activité, pour une partie paupérisée de la population et les personnes sans-abri. Ceci est favorisé par la montée des prix des matières premières, notamment les métaux, et le nombre d'objets jetables qui est en perpétuelle augmentation.

     

     

    En France, les Biffins peuvent être considérés comme des néos  Si ce métier a presque disparu de France et de nombreux autres pays développés, cependant il existe toujours massivement dans les pays en développement où les « récupérateurs informels » jouent un rôle considérable dans les systèmes de gestion des déchets.

     

     

    Bien souvent le terme « chiffonnier » a un sens péjoratif et est associé à une personne mal habillée ou se tenant mal, aussi bien dans sa tenue que dans son parler. En revanche le chiffonnier de métier, dont l'habillement était sali de par sa profession, exerçait un métier relativement lucratif et net d'impôt. En France, la profession est à l'origine de l'expression courante " se battre comme des chiffonniers ". À Paris par exemple, dans l'est de la capitale, ils se regroupent pour vendre leurs trouvailles à la porte de la ville

     

     

     

     


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    La coiffeuse est un meuble, apparu sous la régence avec la féminisation du mobilier

     

     

    Il s'agit d'un meuble pratique destiné à la toilette et au rangement des ustensiles afférents. Elle se présente (pour les styles classiques, hors contemporain) sous la forme d'un petit bureau

    doté d'un tiroir central et de façades factices de tiroirs latérales (généralement il s'agit de deux fois deux tiroirs latéraux pour disposer d'une bonne profondeur).

     

    Les coiffeuses

     

    En effet, les fausses façades cachent des casiers (qui peuvent être aménagés et/ou garnis de textiles) latéraux accessibles par le dessus au moyen d'abattants. Les aménagements des casiers latéraux doivent être démontables en vue de réparations éventuelles.

     

     

     Deux abattants latéraux à charnières situées sur la largeur du dessus qui, une fois ouverts, découvrent un accès au casier et font office de rallonge (au même titre que des tirettes de bureau, elles sont garnies d'un cuir et vignette ou d'un autre textile) la partie centrale est un abattant dont les charnières sont situées sur la longueur du dessus opposée au tiroir central.

      

     

    La face intérieure est munie d'un miroir en saillie soutenu par des baguettes à moulures grand cadre. Cet abattant central est articulé sur une traverdotée de languettes en bois de bout qui viennent coulisser dans des rainures façonnées dans les coulisseaux supérieurs du tiroir.

     

    Les coiffeuses

     

    Cet embrèvement libre permet à l'abattant miroir d'être réglable en profondeur : une fois déployé, l'abattant exerce une poussée sur la traverse coulissante, provoquant ainsi, par mouvement de rotation, l'immobilisation de l'ensemble. Cet abattant découvre une surface garnie devant le miroir pour déposer les ustensiles

     

     

    Au XVIIIe siècle les modèles de coiffeuses sont très variées, parfois en forme de cœur, parfois combinées avec d'autres meubles et ils peuvent avoir d'autres usages (toilette-écritoire). Les coiffeuses « empire » sont simplifiées : table rectangulaire, miroir. Les mobilier « art déco » est raffiné et élégant.

     

     

     


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