•  

     

     

    Une chope (de l'alsacien schoppe qui signifie « grand verre à bière ») est un récipient, un gobelet cylindrique, muni d'une anse, dans lequel on boit généralement de la bière. Elle peut être en bois, en terre cuite, en grès en métal (zinc, étain), en porcelaine, ou en émail, mais on la trouve généralement en verre et est donc un type de verre à bière.

     

    Allez on en boit une !!

     

     

    Le terme allemand Schoppen désigne parfois dans les régions viticoles limitrophes de l'Alsace (le Palatinat et le Bade-Wurtemberg), un verre de vin. Le Schoppen a généralement une contenance d'un demi-litre mais la Bavière fait exception : on y sert souvent la bière dans des chopes d'un litre appelées Maß (prononcer « masse » et signifiant « mesure ») introduites à l'époque napoléonienne en même temps que le système métrique et destinées à remplacer l'ancienne mesure de base, la pinte 

     

    Allez on en boit une !!

     

    Les termes allemands utilisés pour la chope de bière varient selon les régions. On peut citer Krug (étymologiquement relié à cruche) mais aussi Humpen, Seidel etc. Dans le nord de l'Allemagne on appelait autrefois aussi Krug le débit de boisson. Le terme anglais beer stein vient du terme allemand Stein qui signifie ici grès. Une chope peut également être munie d'un couvercle, et il existe même des chopes spécifiques aux moustachus.

     

     

    Par abus de langage, on appelle parfois « chope » tout contenant pouvant servir à boire de la bière, mais le terme de « chope » désigne (selon le dictionnaire officiel de l'Académie française) en fait un verre d'une contenance d'un demi-litre (50 cl). En France, pour cette contenance, on parle également de « baron », de « distingué », de « sérieux », de « mini-chevalier » ou plus communément de « pinte ». Comme bien souvent, il est assez difficile de déterminer précisément à partir de quel moment et où on a utilisé le terme de « chope » pour la première fois. Cependant, il semblerait que l'origine des chopes remonte au XIVe siècle durant une période assez noire de l'histoire européenne.

     

    Allez on en boit une !!

     

    Devant les ravages de la peste, les grands dirigeants de l'époque, dont l'empereur germanique, ont pris des mesures afin d'endiguer la progression de ce fléau. Des mesures strictes furent prises, l'une de ces mesures consistait à couvrir tous les récipients destinés à recevoir des denrées alimentaires, c'est ainsi que les « pots » de bière reçurent un couvercle en étain, donnant naissance à la « chope ». Cet usage, devenu aujourd'hui inutile, persista selon les régions jusqu'au XXe siècle.

     

     

    La maîtrise du travail du verre fut essentielle pour les évolutions contemporaines des verres à bière. Les chopes, et autres assimilés, sont devenues un support commercial sûr pour les brasseries qui fournissent leurs chopes, marquées de leurs couleurs, aux débitants de boisson. Il existe une grande variété de formes, de motifs, et d'illustrations qui font le bonheur des collectionneurs de par le monde (on parle alors, pour tout ce qui concerne la bière, de tégestophiles). L'Allemagne s'enorgueillit de posséder une très riche tradition en matière de chopes. Elles possédaient autrefois toujours un couvercle plus ou moins richement décoré. Le fait d'oublier de rabattre le couvercle après avoir bu étant immanquablement un motif de payer une tournée... Dans les débits de boisson, chaque habitué avait sa chope attitrée.

     

     

    Pendant longtemps, la coutume voulait que l'on offre à un soldat finissant son temps de service actif (à rapprocher de la tradition française appelée la quille) une chope ornée de différents motifs (blason du régiment, un soldat montant la garde et un autre prenant congé d'une soubrette par exemple). Le summum consistait à représenter une scène (embrassade) uniquement visible en filigrane dans le fond de la chope une fois celle-ci vidée (voir photos).

     

    Allez on en boit une !!

     

    Au Royaume-Uni, la chope de verre avec des fossettes (en anglais pint jug après sa capacité, une pinte) était populaire dans les pubs des années 1920 jusqu'aux années 1990, quand elles devinrent moins et moins communes à cause de la mécanisation de la vaisselle.

     

     

     

     


    16 commentaires
  •  

    Bonjour et Bienvenue

     

     

    La faïence de Charente apparaît au milieu du XVIIIe siècle et plusieurs faïenceries ont existé jusqu'à nos jours, la plus connue les "faïenceries d'art d'Angoulême" fut fondée par Alfred Reoleau

     

    Alfred Renleau

     

    En 1748 le sieur Massié avait déjà un atelier à Angoulême. Bernard Sazerac, fils de Louis Sazerac, faïencier à Saintes aux Roches depuis 1731, fonde en 1748 la manufacture d'Angoulême à l'Houmeau. En 1774 la faïencerie des Sazerac à Angoulême prend le nom de Veuve Sazerac et fils. La manufacture Sazerac produit beaucoup de faïence blanche, ce blanc d'Angoulême donné par la terre grise et l'émail blanc et opaque à base d'étain. Les pièces de vaisselle décorée, par des couleurs de grand feu, sont les "faïences à fleurs", caractérisées par un jaune éclatant et un violet clair ou foncé (peu de bleu et de vert, pas de rouge avant 1840). Les pièces signées sont des animaux, surtout des lions, des fontaines et des écritoires. Certaines pièces sont d'un bleu spécifique, le bleu d'Angoulême.

     

     

    À Cognac, la faïencerie Augier fabrique des pièces très communes puis des faïences patriotiques et produit jusqu'en 1830. Daniel Jucaud, faïencier à Cognac, crée en 1785 une fabrique à Angoulême, faubourg Saint Cybard, en association avec Fleurat dit Pinguet. Ils fabriquent de la vaisselle commune caractérisée par des décors en camaïeu jonquille. Ils produisirent aussi à Cognac des gourdes polychromes en forme de tonneaux. À Angoulême, la fin du XVIIIe siècle voit deux autres ateliers, Callaud-Belisle, créé en 1782, qui produit des pièces polychromes sur fond blanc durant environ dix ans, et Rabion aux eaux-claires.

     

     

    À Saint-Brice, le sieur de Jarnac de Garde-Epée fonde une faïencerie à l'abbaye de Châtre qui fonctionne de 1792 à 1815 (ou 1822 suivant les sources), l'atelier Garive et Mouchard qui fabrique de la vaisselle courante et quelques très belles pièces de faïence polychrome aux pieds et anses travaillés, torsadés ou formés de reliefs de feuilles et de fruits.

     

     

    La faïencerie des Sazerac continue ses fabrications jusqu'en 1895, reprise successivement par Durandeau, Thomas et Lassuze. En 1830 sont recensés les importants ateliers Vaumort à l'Houmeau, Nicollet à L'Isle-d'Espagnac et nombre d'artisans. Marphil succède à Vaumort et Nicollet. Tous ces ateliers ont une production de vaisselle courante en faïence polychrome sans caractéristique particulière. Le sous-préfet de Barbezieux, en 1825, comptabilise 25 à 30 fabriques de poteries et de faïence caillou. Dans le nord Charente, Moutardon, Confolens ont des ateliers, tout comme les villages proches des tuileries de La Rochefoucauld. 

     

    Plat en forme de feuille d'Alfred Renoleau

    Alfred Renoleau est un céramiste né en 1854 et mort en 1930, connu pour sa spectaculaire production de faïences inspirées des créations de Bernard Palissy.

     

    Alfred Renleau

     

     


    14 commentaires
  •  

     

    Le colporteur est un vendeur ambulant transportant avec lui ses marchandises par les villes et villages. Cette profession a quasiment disparu dans les pays occidentaux, ou du moins s'est-elle transformée et a évolué, mais reste bien présente dans les pays en voie de développement. Au sens actuel, le colportage est aussi la représentation publicitaire publique, avec des tracts très souvent, de quelque chose par le biais d'un colporteur. Cela peut être une entreprise, un restaurant, un parc d'attractions etc...

     

     

    Le mot « colporteur » vient du latin comportare, en français « transporter », qui est à rapprocher du verbe « coltiner » : porter un lourd fardeau sur le cou, les épaules, la tête étant protégée par un « coltin » qui est une coiffure prolongée d’une pièce de cuir protégeant le col et les épaules. Au XIIIe siècle en Angleterre, on qualifie de peddle ce type de vendeur : le terme viendrait du mot français « pied » (latin : pes, pedis). En revanche, sous le règne d'Henri VIII, le mot « colporteur » est en usage à travers divers édits et règlements. Sous Philippe VI, les lettres patentes du 17 février 1349, précisent que « menus fenestriers, petits comporteurs aval la ville de Paris, ne seront tenus de rien payer de l’imposition qui étoit établie sur les marchandises & denrées qui se vendent à Paris, s’ils ne vendent en un jour dix sous de denrées ; que s’ils les vendent, ils seront tenus de payer ; & que s’ils vendent au-dessous, ils ne seront tenus de rien payer ».

     

     

     

    Le terme s'impose dans la seconde moitié du XVIIIe siècle remplaçant la forme ancienne contreporteur (ou contre-porteur) et les variantes de mercier (petit mercier, marchand mercier) et coexiste avec l’appellation « marchand forain ». Cependant, le terme forain perdure, et les foires de village ou de quartier, les fêtes foraines saisonnières, sont souvent l'occasion pour certains types de marchands ambulants (se déplaçant en camionnette ou autre et non rattachés à un espace de vente sédentaire) de proposer leurs produits et services (parapluie, rémouleur vendeur de couteaux et ciseaux, rempailleur de chaises, etc.).

     

     

     

    Un édit royal de 1723 exige que les colporteurs sachent lire et écrire, qu'ils soient inscrits sur un registre de la généralité du lieu, et qu'ils portent une plaque distinctive ; mais la plupart des colporteurs, aussi analphabètes que peu enclins à payer les taxes liées à leur profession, sont inscrits comme « trafiquants » dans les actes notariés et paroissiaux. Les colporteurs étaient des marchands ambulants qui transportaient souvent leurs marchandises dans des « balles » en bois d’où l'appellation de « porte-balle ». D'autres expressions étaient déjà considérées comme désuètes vers 1750 : fripier, revendeuse, coureur, mercelot, ou brocanteur ; en revanche, certaines expressions modernes parfois familières peuvent être regardées comme synonymes : « le vendeur à la criée », le démarchage « porte-à-porte ».

     

     
     À une époque où la population était très majoritairement rurale, le colporteur proposait un large éventail de produits dans lesquels parfois il se spécialisait : des livres, des bulletins, des journaux, du tissu et du linge, de la toile et des rubans, de la mercerie, des images d'Épinal, des estampes, des fleurs artificielles, des objets en fer blanc, des remèdes, pommades et potions, la bonne aventure, la coutellerie, des colifichets et des jouets, des objets exotiques, etc. Cette activité était très organisée : à la fois par les colporteurs eux-mêmes qui se distribuaient des territoires de vente en fonction des saisons et par les autorités qui, par le biais de la loi, tentaient de l'encadrer.

     

     

    Concernant la France : en 1611, on dénombre 46 colporteurs autorisés à transiter et à vendre dans certaines villes et régions. Leur nombre passe à 3 500 en 1848, date qui constitue l'apogée du métier. À la fin du règne de Louis XIV, « il est défendu au contre-porteur de vendre par la ville des ouvrages & marchandises qui sont réservées aux maîtres des corps de métiers érigés en jurande, sous peine de confiscation & d’amende ».

     

     

     En 1727, les colporteurs de presse doivent obligatoirement savoir lire et écrire. En 1757, un édit les punit de la peine de mort s'ils diffusent de manière clandestine des livres n'ayant reçu aucun privilège ou frappés d'interdits, et, en 1793, la Convention nationale les place sous une stricte surveillance. L'apparition des bibliothèques de gare françaises copiées par Louis Hachette sur les Anglais vers 1840, marque progressivement la fin des colporteurs de livres. Les lois de 1849 et 1852 imposent trois conditions pour la vente d'une publication par colportage : l'examen préalable de l'ouvrage par une commission, l'apposition d'une estampille sur chaque exemplaire proposé à la vente, le port d'un passeport spécial par tous les colporteurs, ce qui correspond à une « patente ». Le colporteur de livres tend à disparaître en France à partir de 1880 du fait de l'augmentation du réseau de chemin de fer. Les colporteurs se sont recrutés, très tôt, parmi les petits paysans ou les journaliers qui recherchaient par cette activité saisonnière, compatible avec le travail de la terre, un complément de ressources durant la morte saison.

     

     

    Au cours du XIXe siècle, plusieurs communautés montagnardes du Haut-Comminges, avaient organisé un véritable réseau de colportage. Étant issus du milieu rural, les colporteurs touchaient avant tout une clientèle de paysans dont ils connaissaient bien les goûts. On distingue plusieurs types de circuits de colportage selon qu'il s'exerçait dans un département, dans un arrondissement, ou dans le cadre plus vaste de l'ensemble du territoire. Ces circuits étaient toujours pré-déterminés, obéissant à un ordre bien défini et revenant à des périodes fixes de l'année suivant un calendrier connu des acheteurs potentiels. Les colporteurs n'avaient donc rien à voir avec des vagabonds se déplaçant au hasard des chemins.

     

     

     


    6 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires