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    La couronne de fleurs est un attribut vestimentaire, d'apparat ou de protocole (par exemple offrande rituelle lors de l'accueil d'un étranger à Tahiti). C'était aussi l'une des formes de « chapels » (chapeaux) très en vogue au Moyen Âge, faisant probablement suite à une tradition très ancienne de tressage de couronnes de végétaux (fleuris ou non, telle la couronne de laurier 

     

       

    La fleur comme ornement et parure est une tradition qui est probablement très ancienne et qu’on connaît chez les peuples dits primitifs sur tous les continents. On ne peut exclure une origine pour partie religieuse, animiste ou médicinale (plantes protégeant symboliquement ou par leurs propriétés médicinales leur porteur). 

     

     

    Des chapels ou « chapelets » de fleurs naturelles ou de verdure étaient fabriqués au Moyen Âge par des « herbiers » aussi appelés « chapeliers de fleurs », lesquels exerçaient un plein métier, cultivant dans des « courtils » (jardins) des fleurs qui à la belle saison, leur servaient à confectionner des coiffures délicates, appréciées tant par les hommes que par les femmes, selon les chroniqueurs médiévaux et les enluminures.

      

    Couronne de mariée 

     

    Les fleurs sont souvent porteuses d’allusions galantes ; une chanson du XIIIe siècle rapporte qu’un chevalier ayant aperçu une bergère en son chemin, s'arrêta, mit pied à terre, attacha son cheval à un rainsel (à un arbre), s'assit sous la ramée près de la fillette, puis dit, en parlant de lui : « Chapel fis de la flor qui blanchoie ». Un fabliau (des Deux bordeors ribam) conte une dispute entre deux jongleurs, dont l'un des concurrents énumère un peu vaniteusement ses talents, disant qu'il sait donner des conseils aux amoureux, « Et faire chapelez de Sors ».

     

    Couronne de laurier

     

    Les chapels de fleurs figuraient dans toutes les solennités ; dans les banquets, chaque convive en portait, et on en couronnait même, à la manière des anciens, les vases qui contenaient les boissons et les coupes qui servaient à boire. Le produit le plus recherché de l'industrie du chapelier de fleurs était « le chapel de rosés », qu'un seigneur imposait quelquefois comme redevance à son vassal, et qui faisait partie du revenu de sa terre.

     

    Couronne de lierre

     

    Une fille noble ne recevait souvent en mariage qu'un de ces chapels, et quand elle était ainsi dotée, elle perdait tout droit à la succession de son père et de sa mère. Il est par exemple question dans le « Lai du Trot » de quatre-vingts pastourelles, parées chacune d'un « chapel de rosés . Au Moyen Âge, lorsque la main d'une demoiselle était demandée, la jeune fille pouvait porter une couronne de marguerites, indiquant qu'elle prenait le temps de considérer la demande, ou une couronne de roses, indiquant qu'elle acceptait la requête de son futur époux.

     

     

    Le  chapel de fleur n’est pas qu’un objet esthétique ou parfumé qui augmente la grâce de ceux qui les portent autour de la tête, il est aussi parfois porteur de sens caché. C'était une parure jouant un rôle important dans les jeux de l'amour et aussi parfois une récompense.
    C'était par exemple le prix que recevaient, des mains de leur dame inspiratrice, les trouvères vainqueurs des luttes poétiques. De même dans les tournois souvent mortels.

     

     

     

    Les jeunes gens firent exprimer leurs sentiments par les fleurs tressées, en attachant un sens caché à chacune de celles qui composaient le chapel, imitant en cela ces bouquets emblématiques appelés selam, « dont les croisades avaient apporté le secret en Occident, et dans lesquels les amants rendent, en Orient, visible aux yeux de celles qu'ils aiment, ce qu'ils n'osent ou ne peuvent leur dire de vive voix ».

     

     

    La tradition des chapels de fleurs et du métier de « chapelier en fleurs » (à partir du XIVe siècle, ils ne sont plus cités dans les ordonnances) semble s’être perdue au fur et à mesure du développement de la mode et « lorsque l'opulence, dédaignant une parure que tout le monde pouvait se procurer à peu de frais, y substitua des couronnes ornées de rubans, de bandes d'or ou d'argent et de pierreries ».

     

    La couronne de fleurs....

     

     


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    La gainerie est l'art de fabriquer des gaines, écrins, fourreaux d’épées, de sabres, de poignards, des boîtes, des portefeuilles, des coffres, des sous-mains, cuirs d’ameublements et autres objets.

     

     

    L'artisan en gainerie est nommé le gainier, venant du vieux français "Gaisnier", étymologiquement du mot "gaine" du fait de la gaine d'épée en cuir. Le gainier teinte lui-même ses cuirs et parfois applique une dorure au fer. Historiquement, la gainerie française se constitua en corporation sous le règne de Louis IX et en corps de jurande en 1323.

     

     

     

    En 1560, François II confirma les privilèges de la corporation des gainiers, et les étendit même ; ces règlements demeurent en vigueur jusqu’en 1776 ; à cette époque, la corporation des coffretiers-malletiers disparaît fusionnant dans la corporation des gainiers. Vers le XVIe, une forte rivalité naquit entre les relieurs et les gainiers.

     

    La gainerie

     

    Certains gainiers acquirent des fers à dorer, mais la corporation des relieurs jouissant d’un bien plus grand prestige, ce furent les relieurs qui obtinrent l’usage exclusif des fers royaux, empiétant souvent sur le domaine des gainiers en profitant du privilège royal.

     

    La gainerie

     

    Puis, la gainerie prend en France, un accroissement considérable au début du XIXe siècle, et plus spécialement vers 1830, par suite du développement des industries auxquelles des écrins ou des étuis étaient nécessaires. À cette époque les Français sont réputés dans le monde entier pour le bon goût de leurs productions.

      

     

    Concernant le cuir d’ameublement, le gainage des dessus de bureaux, il apparaît sous la Régence et prend son élan sous le règne de Louis XV, avec l’apparition des secrétaires à abattant. Les matériaux du cuir utilisés dans la gainerie sont principalement le maroquin, le chagrin, le galuchat mais également d’autres cuirs. Les ouvrages sont souvent ornés de simples ou de riches dorures au fer.

     

     

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